l'âme fond
mais disparaît)il dans l'acier brûlant?
se noie-t-il dans son auto-destruction?
est-il bouillant contre la glace?
ou pleure-t-il son unique larme£son existence contre la poitrine
d'un coeur frigorifié, alors, s'échappe...
ce grain dans une unique nuée de vapeur,
émotion unitaire qui ésperait réchauffer
un récif mort dans la tourmente des houles
eternelles, point n est de place pour l'incrédule
naïveté d'une légende.
Lorsqu'un belliqueux mercenaire
prie Banshee, se souvient-il
du sang qu'il a versé, des coeurs
qu'il a déchiré, de la folie qu'il
prit pour illumination, du verdoyant vie
trèfle au choc de la nature?
La vraie.
Exempt de bouillonnement sadique.
Prompt a respirer un sommeil de milles heures
en un sourire de bonté. Déconnecter la psychose
et toucher à nouveau pied de la réalité.
Banshee dit...
Je t ai donné le don de t'arrêter. ta volonté propre.
ton amour entier. rendu à ta propre merci.
aimé d'un simple fait par ta pérénité.
Pourquoi alors
glisse-tu un couteau dans l'échine de ton berceau.
Ce sein chaud, auxquelles les lèvres d'un nouvel
être a nourri ta propre patience?
Pourquoi alors
lorsque femme te nomme les pierres sur son
chemin, véhiculant un mur d'intimité, au
rempart de l'identité calice et sacrée,
Pourquoi brises-tu?
Je te le demande,
sage, à la haine de tes crocs qui poissent
la maladie de l'âme. Je soupire à ton
haleine enragée, et tamponne le coin de
tes yeux, je pose le calme au pavillon
de ton ouie, et noue à ton cou une
écharpe rouge velours, car mes lèvres
n'ont su porter jusqu'à ton étoile.
Par mes rêves, je figure l'inexprimable.
Pardon.
Certains mots ne sont pas encore nés.
Pourtant, tes pieds les connaissent, et tes
mains les appliquent chaque jour, ton corps aussi
ondule à l'aulne de nos expressions communes.
Celle des animales.
Pardon, mais ces os sont les miens, et de
te savoir ronger ma peau pour obtenir
de moi ce qui s'éteint en toi me meut.
Blesse...soigne donc. Au mieux.
Mais vois-tu, je n ai pas choisie, et je n ai
même pas le choix ici, de ce même débat
des carnes.
Je jouxte ta voie, certes
et j'entends bien le Murmure
de ton ruisseau: je suis ta fille.
Ton courant passe en moi, Mer,
je suis toute petite...
Remontes-tu? Redescends-tu?
Quel océan de sagesse tu déploies,
je sais.
Maintenant.
Durant mes larmes de sang,
respecte la sagesse de ma vulve,
de mes poils, de mon clitore,
de mon hymen, de mes organes internes,
de mes cuisses et de mon ventre.
Moi. Mon corps. Moi. Mon âme. Moi. Ma Vie.